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Atlas des Mythes 0/300
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Une vieille colonne de marbre avec deux trous ronds rapprochés, devant une basilique de brique

colonneMilan, place Sant’Ambrogio · Lombardie

La Colonne du Diable de Sant’Ambrogio

« la colòna del diavol », en milanais

un peu peur

Devant la basilique Sant’Ambrogio, à Milan, il y a une colonne romaine avec deux trous rapprochés, l’un à côté de l’autre. La légende dit que le diable affronta Ambroise, l’évêque de la ville, et que dans la bagarre il planta ses cornes dans le marbre, laissant ces deux trous. Selon une autre version, il cherchait à transpercer le saint de ses cornes, rata son coup et resta coincé dans la colonne. Certains racontent même qu’une odeur de soufre sort parfois des trous.

Le savais-tu ? les deux trous servaient peut-être à fixer des fers ou des chaînes, et pourtant beaucoup de Milanais, en passant, y glissent les doigts par curiosité ou par superstition.

L’histoire

Si tu vas à Milan, et que tu t'arrêtes devant la basilique de Sant'Ambrogio, sous le portique de briques, tu peux faire une chose étrange : enfoncer un doigt dans un trou.

Et même dans deux.

À côté de l'entrée il y a une colonne de pierre, vieille, usée par le temps. Au premier abord elle ressemble à une colonne quelconque. Mais si tu la regardes de près, tu vois qu'à une certaine hauteur elle a deux orifices proches, côte à côte, assez larges pour y faire entrer les doigts.

Les Milanais l'appellent la Colonne du Diable. Et ils te raconteront pourquoi.

L'histoire, dit-on, est très ancienne. Elle commence avec Ambroise.

Ambroise était l'évêque de Milan, un homme sévère et doux, l'un des plus importants de son époque. C'est lui qui fonda la basilique qui porte aujourd'hui son nom, et c'est là que, selon la tradition, un jeune chercheur de vérité, Augustin, le rencontra et se convertit. Bref : un saint puissant.

Et le diable, on le sait, a un faible pour les saints puissants.

Un jour, raconte la légende, le démon décida de mettre Ambroise à l'épreuve. Il se présenta devant la basilique, et l'affrontement commença. Chacun a ses versions. Dans l'une, le diable essaie de transpercer le saint de ses cornes. Dans une autre, il tente de l'attraper. Dans toutes, le saint s'esquive, ou le repousse. On raconte qu'il reçut un coup de pied, si fort qu'il en chancela.

Le diable, qui n'a jamais eu une grande visée, alla se cogner contre la colonne.

Les cornes, raconte-t-on, se plantèrent dans la pierre. Deux coups, deux trous, l'un à côté de l'autre. Le diable resta là, coincé, à tirer et à jurer, pendant qu'Ambroise, tranquille, s'éloignait. On dit qu'il resta bloqué toute la nuit. À la fin il parvint à se libérer, laissant dans le marbre les marques qu'on voit encore aujourd'hui.

Certains ajoutent un détail plus sombre. Ils disent que de ces trous, parfois, sort une odeur de soufre, et que si tu y appuies l'oreille tu peux entendre, au loin, les bruits de l'enfer. Seules quelques sources l'écrivent. Mais les Milanais n'ont jamais cessé d'essayer.

Quant à la colonne, elle est vraiment ancienne. Elle était romaine, presque tout le monde le dit, même si sur la date on ne s'accorde pas. Il y en a qui la font remonter au troisième siècle, d'autres pensent que c'était un morceau d'un palais impérial, d'autres que plus tard elle fut réutilisée à d'autres fins, et d'autres encore, honnêtement, admettent que personne ne sait d'où elle vient. Et les deux trous ? Il y en a qui donnent une explication plus simple : ils servaient peut-être à fixer des fers, des chaînes ou des armures. Une seule chose est certaine : la colonne était là bien avant que quelqu'un invente le diable aux cornes.

Mais la légende, depuis des siècles, est plus forte que toute date.

C'est pourquoi, aujourd'hui encore, celui qui passe devant Sant'Ambrogio s'arrête souvent. Certains par curiosité, d'autres par superstition. Il enfonce les doigts dans les deux trous, vérifie s'ils sont encore tièdes ou sentent le brûlé, rit, et s'en va.

On ne sait jamais.

Pendant ce temps, à l'intérieur de la basilique, sous l'autel, reposent les corps d'Ambroise et de deux martyrs, Gervais et Protais. Ils dorment tranquilles. Aucun diable, depuis, n'est plus parvenu à les déranger.

Surtout un, qui depuis cette fois préfère rester à l'écart.

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Qui est derrière

Ciro Simone Irmici

Je construis des sites web, des applications et des jeux. L’Atlas, je l’ai construit avec l’intelligence artificielle et je vérifie moi-même chaque fiche et chaque source. Je ne suis pas un spécialiste de mythologie : je raconte les légendes avec respect et je dis toujours d’où elles viennent. Si tu connais une légende de ton village, écris-moi.

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